Avis | Une infirmière a commis une erreur fatale. Doit-elle aller en prison pour ça ?

New York Times - 15/04
RaDonda Vaught, une infirmière du Tennessee, risque une peine de prison pour une erreur médicale.

Nous portons tous le souvenir de nos erreurs. Pour les travailleurs de la santé comme moi, ces souvenirs refont surface tôt le matin lorsque nous ne pouvons pas dormir ou au chevet du patient où, d'une certaine manière, nous remémorons un patient qui nous a précédés. La plupart étaient des erreurs de jugement ou des quasi-accidents : une procédure que nous pensions pouvoir attendre, une anomalie subtile des signes vitaux qui n'a pas été enregistrée comme signe avant-coureur d'une maladie grave, une radiographie manquée, un cathéter central presque placé dans le mauvais sang navire. Même les meilleurs d'entre nous ont des histoires de faux pas, d'appels rapprochés qui sont détectés avant même qu'ils ne causent un préjudice au patient.

Mais certains sont plus dévastateurs. RaDonda Vaught, une ancienne infirmière du Tennessee, attend sa condamnation pour un cas particulièrement catastrophique survenu en 2017. Elle a administré un médicament paralysant à un patient avant un scanner au lieu du sédatif qu'elle avait l'intention de donner pour apaiser l'anxiété. Le patient a cessé de respirer et est finalement décédé.

La responsabilité exacte de cette tragédie reste débattue. L'avocat de Mme Vaught a fait valoir que son client avait commis une erreur de bonne foi et avait mis en cause le système mécanisé de distribution de médicaments de l'hôpital où elle travaillait. L'accusation a cependant soutenu...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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